Patagonia l’entreprise engagée auprès de ses employés

On entends parler de RSE, d’entreprises qui se doivent d’être responsables et ce sur toutes les couches de l’entreprises : dirigeants, partenaires, sous traitants, produits, salariés, bâtiments, politique énergétique, matériel (allant même jusqu’à l’hébergement des sites sur des serveurs greens.

Est venu ensuite la grande vague du greenwashing, vous connaissez la ritournelle, notre voiture est respectueuse de l’environnement, aucun bébé phoque n’a été maltraité pour produire notre produit, nous sommes Made in France a 51%, bref toutes les quenelles possibles pour essayer de nous faire avaler des couleuvres.

Les exemples sont légions : alimentaire, automobile banque et assurance

Après la diatribe vient le pourquoi de cet article, pour vous parler plus particulièrement de Patagonia, célèbre marque de vêtements et d’équipement d’extérieur.

On se souviendra de son coup marketing d’il y a deux ans, dans le New York Times ou la marque, au lendemain de Thanksgiving encourageaient les lecteurs à ne pas acheter leurs produits. En parlant de quenelle ils en ont mis une belle avec en bodycopy :

«considérez la veste R2 sur l’affiche, l’un des produits que l’on vend le mieux. Pour la concevoir, on a besoin de 135 litres d’eau, assez pour satisfaire les besoins quotidiens en eau de 45 personnes. Son voyage de ses origines comme polyester à 60% recyclé jusqu’à notre entrepôt de Reno génère 9 kilos de dioxyde de carbone.»  «Il y a beaucoup de chose à faire pour nous tous, injoncte la marque. N’achetez pas ce dont vous n’avez pas besoin.» Source : Le Figaro

Voilà une manière d’affirmer son positionnement via la communication.

Mais la marque n’est pas en reste sur ce positionnement, je suis tombé sur un papier de la Harvard business School qui revient sur tout ce qui fait la marque.

Ce qui est intéressant de voir dans la responsabilité sociale de la marque ce sont toutes les dispositions qui sont faites en terme de RH. Toutes ces valeurs sont partagées dans la charte RH de l’entreprise, qui préfère employer des personnes issues du monde de l’outdoor, dans la bouche de son CEO « You can teach a dirtbag how to do business, but you can’t teach an MBA grad how to climb.”

Les employés ont aussi leurs horaires aménagés pour pouvoir aller surfer, ont des congés sabbatiques payées pour aller travailler dans une ONG et même une prime de 2 000$ pour l’achat d’un véhicule hybride…

Mais le plus étonnant à la lecture de cet article c’est la création d’un « Bail payment fund » pour les employés qui sont arrêtés lors des manifestations pacifiques pour des causes environnementales.

Un bel exemple de culture d’entreprise