Ces opérations publicitaires qui ne donnent pas leurs noms

On ne déconne pas avec le contrat de lecture quand on est un média, le média, le support est la pour délivrer une information. C’est à dire exit le mensonge, la tromperie quand on est diffuseur d’informations.

Cette situation on l’a vécu il y a déjà quelques mois avec l’affaire Carambar qui a diffusé une fausse informations aux médias « pour faire la blague »… depuis les relations sont tendues avec les médias…

Le problème étant que c’est une opération de communication qui ne dit pas son nom et qui comme celle dont on a entendu parler hier avec Minutebuzz.

Pour avoir un récapitulatif du sujet cet article le résume très bien, je ne parlerais pas de l’aspect plagiat total, l’auteur plagié le résume aussi très bien.

tl;dr : Maxime Barbier pompe la vidéo d’un gars, le fait avec Coca, shit hit the fan.

 Maintenant cela pose un autre problème : de la pub qui n’en est pas.

Avancer masqué sans mention précise dans le contenu que c’est qu’une opération de communication n’est pas digne d’un support qui se dit « D’actualité et news qui buzz » (sic).


Si on propose de l’information, on respecte ce contrat de lecture et on mentionne quand on passe de l’information à la communication. Ce que je veux dire par la c’est comme sur certains blogs la mention d’article sponsorisé apparait quand une marque paye pour afficher son contenu. Pas de honte à faire du paid media, il faut juste que celui-ci ne soit pas déguisé en pseudo earned media.

Ce n’est pas pour rien que dans le print on parle de « publi-communiqué ». Sous couvert de native ad, de brand content… N’oublions pas qu’un média est la pour diffuser une information à une audience. C’est à dire si tu es la pour faire de la com’ tu le dis clairement et tu mentionnes « Article sponsorisé » – c’est pas comme si tout l’habillage de la page était estampillé Coca Cola.

 

Ce qui est dommage pour Coca-Cola qui signe une belle campagne avec Des raisons d’y croire qui marche bien dans le contexte actuel, après une année de défiance globale dans tous les acteurs économiques et se retrouve collé à une opé qui merde.

Après relativisons, la polémique a été tuée dans l’oeuf, la vidéo supprimée (Streisand effect incoming ?), un message d’excuse de Maxime… Ca ne risque pas de sortir de la sphère « médiatico-web »

Mais jusque quand ?

Et l’affaire résumé en un tweet

Image : Sharethrough